Serious Game

Comprendre la théorie des contraintes, par le jeu.

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Lors d’une formation sur Kanban, Laurent Morisseau a introduit la théorie des contraintes, au travers d’un jeu.
Un jeu de cartes très simple.

Dispositif:

  • Prendre 4 participants, alignés-les sur une table, le 3ième étant la « contrainte ».
  • Disposer d’un jeu de cartes, type planning poker, environ 20 cartes.

Principe:

  • Chaque participant prend une carte à sa gauche, la retourne une fois puis la place à sa droite (près du participant suivant).
  • La personne simulant la contrainte, doit retourner autant de fois la carte, que le chiffre imprimé sur celle-ci.
  • On chronomètre le temps de passage complet du paquet de cartes.
1er passage.
Les participants vont à leur rythme.
2ième passage.
Les participants posent la carte que lorsque la place est disponible.

Constat:

Le second passage est plus rapide !
Le premier passage met clairement en évidence le goulet d’étranglement.

Conclusion:

Travailler au rythme de la contrainte n’est pas plus lent.
Il est donc important de traiter les goulets d’étranglement en régulant le flux en amont.
ps: une variante pour simuler le cycle en V, est d’effectuer un passage par lot complet de cartes.
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Scrum Night III

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“Take the Win Win Wave” animé par Pierre Neis

Cet atelier est un serious game basé sur le Value Stream Mapping.

L’objectif est d’utiliser la dynamique de groupe sous forme d’Innovation Game pour mettre en lumière et résoudre les problématiques posées par un processus.

L’exercice se déroule en 4 étapes (toutes timeboxées):

  • Chaque participant décrit individuellement sa vision du processus
  • Le groupe échange afin de trouver un consensus sur le déroulement du processus
  • Le groupe interagit pour pondérer la “valeur” sur les étapes de son processus
  • Le groupe met en avant les problèmes et émet un plan d’action.

Pour tester ce jeu, Pierre nous a demandé de décrire notre “journée type”. Chaque participant est donc allé au tableau, de bonne humeur, coller ses post-it, dessinant ainsi une ligne plus ou moins longue. Le groupe s’est ensuite réuni pour regrouper les étapes clés et ne laisser qu’une seule ligne au tableau. L’étape suivante a engendré beaucoup de discussions puisqu’il fallait indiquer les étapes qui nous rapportaient de l’argent puis celles qui nous apportaient du “fun”. L’exercice a été quelque peu faussé part notre usage de l’agilité. Eh oui, nous avons du “fun” dans nos activités professionnelles !

La dynamique de groupe montre toute sa puissance, en passant du chaos vers le consensus, pour apporter une vision claire et partagée du processus. Cet atelier est adapté pour comprendre les déviations de votre processus.

“Mythes et réalités d’une équipe auto-organisée” animé par Myriam Roux

Myriam nous expose son retour d’expérience d’une équipe auto-organisée composée de coaches dans le cadre de la transformation Agile d’une DSI. L’idée de construire un centre Agile est apparue suite au mécontentement des clients de la DSI, pour lesquels tous les voyants étaient pourtant au vert. L’Agilité allait permettre un rapprochement avec le client et un partage des objectifs, afin d’obtenir  une meilleure satisfaction.

L’équipe s’est organisée autour des “7 Pratiques de Stephen Dening”.

  1. Purpose : Définir clairement pour l’équipe un objectif attrayant en terme de satisfaction client
  2. Passion : Faire preuve en permanence d’une foi en la valeur de l’objectif
  3. Power : Transférer le pouvoir du manager à l’équipe pour accomplir l’objectif de l’équipe
  4. Productivity : En échange de cette offre de pouvoir, l’équipe doit accepter la responsabilité de délivrer
  5. Performance recognition :  Reconnaître les contributions de chacun
  6. Pay : S’assurer que la rémunération est perçue comme juste
  7. Practices : Soutenir en permanence l’auto-organisation de l’équipe grâce à un cadre et des règles qui favorisent l’amélioration continue

Myriam nous dépeint un parcours sinueux, complexe et ponctué d’une crise. On retiendra les recettes du succès:

  • Pratiquer la méthode ScrumBan (mélange de Scrum et Kanban)
  • Définir un cadre et des règles qui favorise l’amélioration continue
  • Diffuser la vision à tous les managers
  • Partager les succès et montrer les problèmes

En conclusion, l’équipe auto-organisée est caricaturée comme un roseau plutôt qu’un chêne. Le mythe est de croire qu’elle naît auto-organisée, alors qu’en réalité elle doit se construire dans le temps, dans un cadre et des règles, en s’adaptant à un environnement complexe qui évolue.